Luc la nuit , Jean dans le jardin …

 

 

Elles se sont penchées sur le tombeau

Il était vide

Les onze les ont prises pour des folles

Elles racontaient des histoires :

le crucifié n’était plus là

le tombeau était vide

Jésus leur donnait rendez-vous en Galilée

A la case départ ! …

Tout était à reprendre

à nouveau

Que penser de tout cela ?

Tout cela nous laisse encore songeurs

Aujourd’hui …

Heureusement qu’il leur a fallu du temps …

 

Oui, Dieu n’est pas celui que nous imaginons

Il nous surprendra toujours

Il nous a laissés en un jardin un petit matin

le jardin du monde qui est bon

à découvrir …

Un jardin

plein d’épines et de ronces

plein de fleurs aussi  ...

 

Jésus est venu vivre en ce jardin. Il y est né

Il est mort jeune encore, condamné par jalousie

Jésus nous a laissés son savoir faire ... de jardinier

pour cultiver ce jardin de la part de Dieu

Il n’a rien écrit. Il a seulement laissé

des paroles, des gestes retenus :

Il a nourri, il a guéri, il a pardonné

 

Dieu n’a pas pris notre place en ce jardin du monde

Il nous fait confiance.

Va, nous dit-Il.  Va,

travaille avec tout ton savoir faire …

Ce sont nos gestes d’hommes, de femmes

nos paroles d’hommes, de femmes

qui creusent le sillon

en ce jardin du monde

 

La résurrection n’est pas d’hier,

autrefois, à Jérusalem

Elle est un bel ouvrage à réaliser

Tout au long de nos vies

de la part de Dieu

Si nous restons muets, les bras ballants

Jamais un petit homme ne pourra

découvrir que la mort n’est pas le dernier mot


n d a  Pâques 2010
François Rey