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Job … Jésus.
Job
se tourne vers Dieu et l’interpelle. Jésus se
tourne vers des femmes et des hommes cassés dans leur vie, par la vie.
Job se
tourne vers Dieu et l’interpelle à l’heure où tout lui est tombé sur la
tête.
Il n’a plus rien : – Pourquoi ? tout cela lui
est-il
arrivé ? Ses proches semblent savoir. Ils lui répondent. Ils lui
donnent
des explications. Elles ne tiennent pas, debout. Job continue à
questionner. La
souffrance est intolérable, mais la souffrance de l’innocent
peut-elle
cohabiter avec Dieu, en Dieu ? Pourquoi donner la vie si c’est
pour faire souffrir l’homme vivant ? Ce Dieu là
existe-t-Il ? …
Job se tourne vers Lui. Il l’interpelle dans son innocence et sa
souffrance. Il cherche, comme chacun de nous, à obtenir une réponse. Il
attend
une réponse mais le silence, le silence de Dieu accroît sa
souffrance,
plus que sa nudité. Mère Teresa a vécu cette nuit : Dieu
l’avait-Il
totalement abandonnée, se demandait-elle ? Nous
avons lu que ce jour-là, un jour de sabbat,
dans la maison de Pierre, Jésus s’est approché d’une femme couchée. Il
l'a prise par la main. Une femme, ce jour-là, ce n’était pas
permis
mais on lui avait parlé d’elle. Alors, il l’a fit se lever. La
fièvre la
quitta. Par la main, comme la petite de douze ans, l’enfant possédé.
Comme on
dira de lui, après que la mort l’eut couché. Dans
les derniers chapitres du livre de Job, Dieu
prend Job par la main et lui fait visiter l’univers … Il lui parle,
l’interpelle : - Qui peut commander à l’aurore de se lever ;
qui peut
mettre une frontière à la mer ? … Job se tait. Cette promenade,
est-ce une
réponse à la souffrance de l’innocent ? ! Dieu
continue,
toujours en lui tenant la main. Regarde, il y a au milieu de cette
création
deux animaux qui font peur et détruisent tout sur leur passage, ils
sèment la
mort … Alors Dieu se déchaîne, Il entre dans une bagarre folle
avec ces
animaux. Alors Job découvre, un visage de Dieu jusqu’alors
inconnu.
Il est celui qui s’engage dans une lutte à mort contre ce qui
détruit.
Dieu est celui qui l’a rejoint. Il se laisse découvrir dans la
révolte
contre le mal qu’Il partage avec nous. Il nous rejoint là. Jésus
est
incarnation de cette révolte divine. Marc en témoigne. Une Bonne
Nouvelle
dit-il, proclamée : Il fait se lever celui qui est couché. Il fait
face
aux esprits tourmentés, aux fiévreux de toutes sortes … Ils crient en
lui comme
en chacun de nous. Le Dieu de Job, le Père de Jésus a envoyé son Fils, c’est sa réponse, sa Parole devant le mal. Il ne donne pas d’explication ce serait la manière de faire de celui qui sait tout. Il envoie. Ce jour-là, nous dit l’évangile, Jésus, après avoir fait face, s’échappe, dans le nuit, pour guetter l’aurore. Jésus dans sa prière découvre comme Job le silence et le geste de son Père devenu instinctivement le sien. A l’heure de sa mort, dans le silence de la nuit du tombeau, un même jour de sabbat, dans le jardin, Il sera pris par la main à son tour, pour se relever. Telle est la manière de Dieu pour combattre le Mal.
04/02/2012
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