au lever
du jour.
Cet
évangile que nous venons d’entendre rythmait mes pas
Heureux …
Un
premier …
Puis un
autre …
Heureux
les pauvres !
Un autre
encore …
Heureux
les doux …
Heureux
ceux qui pleurent …
Jésus a
guéri, consolé, rassasiés ceux et celles qui avaient faim
qui avaient soif …
Puis Il a
gravi la montagne !
Je suis
parti en montagne ce matin
oh non
pas pour franchir un couloir, une paroi
je suis
parti seul pour fouler l’herbe
au lever
du jour
Un peu sur
les traces d’Ambrosine
pour
découvrir des plantes …
Ce matin,
au petit jour
la clarté
ne me permettait pas de distinguer encore
la
dernière gentiane
bleue
comme la
nuit qui s’effaçait …
Heureux
les cœurs purs, sans peur, ils verront Dieu !
Ce matin,
en montagne, il n’y avait plus plantes …
Elles
avaient été broutées
ou, je me le suis demandé
n’avaient
elles pas été ramassées … ?
Devinez … Par qui ?
Une
béatitude est une plante
Toute
béatitude est une plante, découverte
cueillie
pour être déposée
pour être
mise en un vin chaud
un vin
qui réjouira
des cœurs
fatigués, brisés
Pour les
inonder de lumière …
Heureux
sommes nous … cet après midi
l’aurions-nous oublier ?
Lorsqu’un
jour, assis sur le bord de son lit
je disais
à Ambrosine qui s’impatientait
qu’elle
ferait bientôt du vin chaud au Bon Dieu
lorsqu’elle
serait auprès de Lui
elle m’a
répondu …
Mais …
je n'aurais pas les plantes !
Ce matin,
en marchant, en montagne, j’ai découvert que sa vie
les nôtres aussi peut être
sont
chacune une plante, une plante à déposer
dans le
vin de Dieu … comme Jésus l’a fait et,
l’a dit,
à la veille de sa mort : ceci
est mon corps …
Ambrosine
m’a dit aussi
un jour
que nous regardions des photos de son voyage en terre sainte
qu’elle
ne comprenait rien
à la
présence réelle … dans l’hostie !
La
présence réelle ? …
Et si
c’était simplement
une
plante
cherchée,
cueillie, déposée
dans une
coupe
que l’on
respire avant que de la boire …
une vie,
nos vies, à goûter …
comme
celle de Jésus …
Lorsque
je redescendais de la montagne
ce matin
plus tard
le soleil
en son premier rayon
au loin
détachait la chapelle de Tierce
de son
promontoire…
Nous
avions célébré là haut avec Ambrosine
Nous
avions célébré
je le
crois
ce
qu’elle vit et partage aujourd’hui …
… sans
avoir à redescendre !
Elle est
partie.
En
partant
je le
crois aussi
elle nous
a découvert un secret
son
secret
celui de
son vin chaud
celui de
son coeur
les
plantes de sa vie
aux
arômes d’évangile …
Heureuse
celle qui a fait œuvre de paix
Elle est appelée fille de Dieu !
NDA
Quelque part
en montagne …
27/09/2011
François Rey