L’homme écoute
quand on lui raconte son histoire …
C’est notre histoire que
nous venons d’écouter … Il y avait un jardin
dans le lequel Jésus entra
Ainsi commence le récit de la passion que nous venons de lire. Il y avait un jardin près du lieu où Il avait été crucifié Ainsi finit le récit de la passion. Le monde est un jardin. Nous y sommes plantés. Paradis ou roncier, désertique ou rive fleurie selon les jours et
les heures … le monde est un jardin planté par Dieu pour nous. Jésus un jour est entré dans ce jardin. Il y est né comme nous. Lui, le Fils de Dieu Jésus a été placé en un tombeau dans ce jardin. Lui, le Fils de Dieu, Il est mort L’homme
écoute quand on lui raconte sa propre histoire …
Dans le récit de la passion que nous venons de lire le jardin
n’est pas le lieu de la mise à mort. C’est la première fois que je le
remarque ! Le jardin est, près du lieu où Jésus avait été crucifié ,
nous a précisé Jean. Alors, le jardin où Dieu nous a plantés, n’est pas un lieu de
mise à mort. Dieu ne nous a pas plantés au jardin de la mort . La mort et le
jardin sont des lieux différents. Pour rencontrer la mort, il faut quitter le
jardin … Alors ce soir, comme Joseph
d’Arimathie à la fin du récit que nous venons d’entendre, comme Nicodème,
quittons le lieu où Jésus a été crucifié. Déplaçons-nous d’un endroit à un autre.
Allons dans le jardin qui est tout près … juste à coté … Ce temps nous est donné :
cette nuit, demain et jusqu’au petit matin du premier jour pour effectuer cette
démarche. Vous le savez, Dieu n’a jamais cessé de nous chercher … en ce
jardin : - Où es-tu ? nous dit-Il ce soir comme Il l’a dit ce soir
là penché sur le corps de son Fils …. Il nous cherche … Que cherchez-vous ? première parole de
Jésus, au début, sur les bords du Jourdain à ceux qui viennent tout juste de le
suivre …. Que cherchons-nous ? Qui cherchez-vous ? première parole de
Jésus dans la nuit du jardin à ceux qui s’avancent vers Lui …. Pour quelle
rencontre ? Qui cherches-tu ? première parole de
Jésus, à Marie Magdeleine qui pleurait, au petit matin du premier jour dans le
jardin, devant le tombeau vide ….
L’entendons-nous qui nous appelle par notre prénom ? n d a 2 avril 2010 François Rey |