Ouverture

 

L’ Eglise nous donne aujourd’hui une fête

(et ce n’est pas la seule)

dont Elle ne sait pas  comment  çà s’est passé.

- Comment s’est passée l’Assomption ? …

En cette fête, elle nous donne

trois textes* de la Bible, à lire

des écritures, traces de vie,  à redécouvrir …

- Pourquoi,  laissent-elles  entendre … Pourquoi,  la vie ?

Pourquoi,  la mort ?  Pourquoi,  la résurrection ?

La mère de Dieu qui a transmis la vie à son Fils  est morte ...

Et pourtant, depuis longtemps, les chrétiens

l’Eglise nous dit : - qu’à cette heure-là,

portée par l’Insaisissable Souffle qui engendre

Marie a trouvé corps dans le cœur du Père

auprès de son Fils !  

                                                   Pourquoi ?

 

* Le premier texte est tiré du dernier livre de la Bible, du livre de la Révélation.

Un rêve ou un cauchemar … Il s’enracine  en notre  tous les jours

dans nos peurs. Là    se découvre  la vie,  en sa trace …

 Puis, nous lirons une méditation de saint Paul

justement sur la mort de Jésus, la mort du Fils et, sa résurrection.

 Enfin nous entendrons une histoire, racontée par Luc

celle d’une rencontre …

  

Méditation

 

Marie ne s’est pas mise en route pour aller vérifier

ce qu’elle venait d’entendre de Gabriel

aussi incroyable que cela fut.

Non.  Elle est partie

rejoindre une autre,

l’autre femme qui attendait, elle aussi.

Ensemble, entre femmes, elles partageront

la découverte de ce qui leur arrive 

Attendre,  un enfant,  de la part de Dieu.

Le cousin ne les contredira pas.

Il est muet  depuis six mois !

 

Marie est partie. Avec son fils !

Elle est en route. Elle traverse du Nord au Sud

le pays de leurs ancêtres

une terre d’Alliances : Notre  Dame déjà ! 

Elle marche, Elle berce, Elle rêve, Elle chante

- Que dira-t-elle à sa cousine Elisabeth ?

 

Parfois à l’étape le soir, dans la nuit,  elle se met à trembler

elle fait des cauchemars. 

On veut lui prendre son enfant

le dévorer,  dés sa naissance …

Une bête ? … un dragon ? … Alors, 

dans son rêve elle court 

se réfugier, au loin

dans le désert, jusque dans le cœur de Dieu !

Est-ce vrai ?  Est-ce prémonitoire ? 

La vie souvent se laisse découvrir ainsi

par l’attente du cœur.

 

Dans une ville du Haut Pays de Juda

Marie en arrivant salue sa cousine.

Alors, il se passe quelque chose

quelque chose qu’elles n’avaient prévu, ni l’une ni l’autre …

Les mots de salutation

portés par la voix de Marie

provoquent  le petit, dans le ventre de la vieille cousine …

- cela arrive, vous le savez bien, vous toutes et, tous qui avez attendu -

La voix des mots éveille un petit, une petite

à ce qui se passe dehors, à ce qui arrive en ce monde

l’éveille à la voix, d’un Autre, la voix qui crie dans le désert …

L’éveille, à des mots qu’Il apprendra, qui seront les siens,

qui sont les nôtres.

 

A Nazareth Marie s’en est retournée

probablement après la naissance du petit Jean.

Elle s’en est retournée

avant que la route ne soit trop lourde

pour elle … avec son Fils.

A l’heure du recensement elle le sera

et d’autres routes, après, qui lui deviendront, de plus en plus lourdes

jusqu’à Jérusalem

jusqu’au jour où elle s’est retrouvée dans la nuit après

Sa mort.

Et cependant

il y eut    cet autre matin

cet autre jour comme autrefois, comme  toujours,

comme à Nazareth.

Il y eut ce jour

où le feu, qui franchit toute frontière, l’a couverte

l'a brûlée avec les douze et quelques femmes.

Par elle, par lui,  l’ Eglise est née

comme autrefois, comme toujours, comme à Bethléem.

- Je suis venu mettre le feu sur la terre -

 

Telle est la vie de Marie.

Toute, d’attentes, de rencontres. Toute, de surprises.

Alors ?

à l’heure de sa mort  pouvait-Il cet Esprit

la laisser en route,

la laisser entre   ciel et terre 

la laisser … seule, elle qui partait rejoindre son Fils ?

Pouvait-Il laisser en chemin ce corps

qui avait donné corps

à Dieu ? Non.

Ce jour-là,

comme autrefois, Il est venu,

souffle imprévisible, insaisissable.

Il est venu la prendre

comme Il l’avait prise … à Nazareth !

 

Telle est la fête d’aujourd’hui

Fête de l’ Esprit, souffle, brise légère,

annonciation, pentecôte, assomption.

Fête de l’ Esprit-avec-nous !

Laissons-nous prendre comme elle

la première en chemin - Bonne route 

à nous tous !

N D A,  15/08/2009 – F. Rey

 
 

                             nda

09 nda Tierce

 

à Tierce 16/07/09